À Madagascar, au Sénégal ou au Mali, on mange le fruit du baobab depuis des siècles. En Europe, on le découvre surtout en poudre. Mais à quoi ressemble ce fruit ? Quel goût a-t-il ? Et pourquoi l'appelle-t-on le « pain de singe » ? Voici le guide complet.

Le baobab, un arbre hors norme

Le baobab est l'un des arbres les plus reconnaissables au monde. Un tronc énorme, des branches courtes qui ressemblent à des racines. Certains baobabs vivent plus de 1 000 ans.

Pour passer la saison sèche, il stocke des milliers de litres d'eau dans son tronc.

On compte 8 espèces de baobabs (genre Adansonia). Six ne poussent qu'à Madagascar. Une autre, Adansonia digitata, est la plus répandue sur le continent africain. La dernière vit en Australie. Madagascar est donc le vrai pays du baobab.

Près de Morondava, la célèbre Allée des Baobabs aligne des Adansonia grandidieri qui peuvent dépasser 25 mètres de haut. Les Malgaches appellent cet arbre « reniala » : la mère de la forêt.

À quoi ressemble le fruit du baobab ?

Le fruit pend au bout d'une longue tige. Il a la forme d'une grosse gourde ovale, d'environ 15 à 30 cm de long selon les espèces. Sa coque est dure comme du bois et couverte d'un fin duvet vert-gris.

À l'intérieur, on trouve des morceaux de pulpe blanche, sèche et poudreuse. Ils sont collés autour de graines noires, avec des fibres rougeâtres. On dirait de petits morceaux de craie.

Sa grande particularité : le fruit sèche sur l'arbre. Il reste accroché pendant plusieurs mois, et sa pulpe perd son eau toute seule. À la récolte, elle est déjà sèche. C'est pour ça que la poudre de baobab ne demande ni cuisson ni séchage industriel.

Pourquoi l'appelle-t-on le « pain de singe » ?

Les singes et les babouins adorent ce fruit. Ils cassent la coque pour manger la pulpe. D'où son surnom de « pain de singe », qu'on retrouve encore dans les épiceries africaines en France.

Quel goût a le fruit du baobab ?

La pulpe a un goût acidulé et légèrement sucré, avec des notes d'agrumes. Elle fond en bouche, un peu comme un bonbon poudreux. Sur place, les enfants la sucent comme une friandise.

En poudre, on retrouve ce même goût acidulé. Il va très bien avec les fruits, le gingembre et l'eau de coco.

Ce que contient le fruit du baobab

La pulpe du baobab est un concentré de nutriments :

  • De la vitamine C, en grande quantité. La pulpe est l'une des sources fruitières les plus riches.
  • Des fibres, qui font près de la moitié du poids de la pulpe sèche.
  • Des minéraux : potassium, calcium et magnésium.
  • Des polyphénols, des composés naturels présents dans de nombreux fruits.

La vitamine C contribue à réduire la fatigue : c'est une allégation officielle, validée au niveau européen. On t'explique le lien avec l'énergie dans notre article sur les bienfaits du baobab pour l'énergie.

Pour les chiffres détaillés et la bonne dose par jour, lis notre guide sur la poudre de baobab.

Comment on consomme le baobab en Afrique et à Madagascar

Rien ne se perd dans le baobab : le fruit, les feuilles et les graines sont tous utilisés.

Le jus de bouye

Au Sénégal, on mélange la pulpe avec de l'eau et du sucre, parfois du lait, pour faire le « bouye ». C'est un jus épais et rafraîchissant qu'on boit bien frais, notamment pendant le ramadan.

Les feuilles

Les jeunes feuilles se mangent fraîches ou séchées en poudre. Au Sénégal, cette poudre, le « lalo », sert à épaissir les sauces et le couscous.

Les graines

Les graines donnent une huile utilisée en cosmétique, pour la peau et les cheveux. Dans certaines régions, on les grille aussi pour les manger.

À Madagascar

Les fruits sont consommés localement, frais ou secs. Les graines d'Adansonia grandidieri sont aussi pressées pour en tirer une huile.

Où trouver du fruit du baobab en France ?

Le fruit frais est très rare en France. Il voyage mal, et tout l'intérêt est dans la pulpe, déjà sèche. Tu le trouveras surtout :

  • en poudre (la pulpe broyée), en magasin bio ou en ligne ;
  • en morceaux de pulpe, dans les épiceries africaines, sous le nom de « pain de singe » ;
  • dans des boissons au baobab, comme Bao'Boost.

Pour choisir une poudre de qualité, vérifie qu'elle est 100 % pulpe, sans additif, avec une origine claire. Tous les critères sont dans notre guide sur la poudre de baobab.

Un fruit sauvage, récolté à la main

La plupart des baobabs ne sont pas plantés : ce sont des arbres sauvages. La récolte se fait à la main, dans des zones rurales. Quand elle est bien payée, c'est un vrai revenu pour les familles qui la font.

Chez Bao'Boost, le baobab vient de Madagascar. C'est la base de notre boisson : une énergie naturelle, sans caféine, pour remplacer le café du matin.

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Questions fréquentes

Le fruit du baobab se mange-t-il cru ?

Oui. La pulpe sèche se mange telle quelle : on la laisse fondre en bouche et on recrache la graine. La coque, elle, ne se mange pas.

Le fruit du baobab contient-il de la caféine ?

Non, aucune. C'est pour ça qu'il fait une bonne base pour une boisson qui remplace le café.

Quelle différence entre le fruit et la poudre de baobab ?

La poudre, c'est la pulpe du fruit, broyée et tamisée. Elle a les mêmes nutriments. Elle est juste plus pratique à doser et à mélanger.

Les baobabs sont-ils menacés ?

Oui, en partie. Plusieurs espèces de Madagascar sont classées « en danger » par l'UICN, à cause de la déforestation et du changement climatique. Acheter un baobab tracé, à une filière qui rémunère bien la récolte, aide à protéger ces arbres.